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Les leurres
sont de toutes formes et couleurs. Comme son nom l'indique il est une arme idéale
pour leurrer les poissons, principalement les carnassiers. Le pêcheur pratiquant cette
technique constituera trés vite une collection importante, sachant qu'un leurre quel qu'il
soit ne donne pas obligatoirement les mêmes résultats d'un jour sur l'autre, en un même
lieu.
L'histoire des leurres se perd dans la nuit des temps.
Sans doute faut-il trouver dans ses origines premières la situation d'un pêcheur qui
n'avait aucune esche
à portée de main. L'idée d'attirer l'attention du poisson en le leurrant donne lieu depuis
des décennies, voir plus, à des exercices d'imagination sans limite. L'évolution
des besoins, celle des matériaux se sont conjuguées au fil des ans pour offrir aux
pêcheurs professionnels et amateurs une multitude de ces engins destinés à la pêche...les
leurres.
  
Pour le poisson, un son, une vibration
et une odeur, sont des sens bien utilisés pour sa survie. Outre le fait de s'en servir
pour se protéger d'un prédateur, le poisson trouve sa nourriture avec ses moyens sensoriels
extrèmement développés. Ainsi les leurres de par leurs formes, leurs couleurs, les
vibrations qu'ils provoquent agissent sur ces sens et déclenchent le réflexe d'attaque. Les
leurres sont parfois de trés bonnes imitations dont la palme revient incontestablement
aux mouches. Elles sont le fruit d'observations minutieuses de l'environnement et d'adresse
pour la conception de ces leurres d'une efficacité redoutable.
Les
leurres souples
Les leurres souples sont depuis
des années bien commercialisés dans les magasins. Face au trés grand nombre de modèles disponible
sur le marché, la bonne stratégie d'achat sera de savoir dans quelles conditions vous utiliserez
tel ou tel leurre souple.
Suivant le poisson recherché, la saison,
le type d'eau et la nature du poste, vous aurez le choix d'un
modèle qui confirmera ou non son efficacité.
Le leurres souple peut être classé
en deux grandes familles. Les imitations et les communs.
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Les imitations (poissonnet,écrvise,grenouille...) sont
à utiliser en priorité là où ces expèces sont présentes. Les carnassiers présents
seront naturellement attirés par ce qui ressemble tant à leur proie habituelle.
Le sens visuel du poisson est le paramètre important dans l'utilisation de ce type
de leurre. Ainsi, sur un poste réduit et dans une eau relativement claire, Brochets,
Perches et autres carnassiers seront sans aucun doute tentés par cette proie artificielle.
  
Les leurres souples communs jouent sur d'autres sens
des carnassiers. C'est principalement les vibrations qui les attireront, curiosité
oblige. La couleur sont une touche finale qui décidera les carnassiers à bondir sur
le leurre que vous lui présentez. Pour être complet et faire le bon choix, la taille
et la couleur d'un leurre souple sont d'importance et décideront aussi de vos succès. Suivant
le poisson que vous aimeriez pêcher, il convient de lui présenter un leurre dont
la taille est en rapport avec celle de ses proies ordinaires à l'instant T, suivant
la saison.
 
La nature est ainsi faite que les beaux jours offrent
aux carnassiers une nourriture abondante avec les jeunes poissons. En fin de saison,
ces proies faciles sont plus rares. Aussi le carnassier n'hésitera pas à engloutir
un poisson plus gros pour se nourrir. Lorsqu'il a le choix (été), il n'est pas rare de voir
un Brochet de 70 cm s'attaquer à un poisson d'une vingtaine de centimètres. Le Sandre
est lui plus raisonnable et choisi des poissons plus petits. Pour ce qui est des couleurs,
le principe est extrèmement simple. Le poisson en quète de nourriture sera trés attirer
par ce qu'il voit bien. Ainsi par temps clair, il voit sans mal ses victimes passées
à porté de machoires, ce qui ne sera pas le cas lorsque le temps est couvert. Sans
éveiller sa méfiance, vous pouvez donc utiliser un leurre aux couleurs vives par beau temps
ou dans une eau claire, tandis que par temps maussade ou dans une eau chargée l'emploi
d'un leurre moins coloré est recommandé.

L'animation de ces leurres reste une technique qu'il
vous faudra maitriser pour tirer tout le profit de cette investissement.
Les poissons
nageurs
Les premiers poissons nageurs, tel le 'Pik- Couïc' cher
aux pêcheurs des années trente, ont eu du mal à s'imposer face aux cuillers alors
rudimentaires. Les poissons nageurs de la marque Rapala changera petit à petit toute
la donne. Le premier Rapala (c) est né il y a une soixantaine d'année.
Faire l'inventaire complet des poissons nageurs relèverait
aujourd'hui de l'exploit tant ils sont nombreux. Aprés la cuiller et le leurre souple, ce
leurre trouve sa place dans un nombre croissant de boite à pêche et rencontre un franc succès
auprés des pêcheurs de carnassiers. La famille des poissons nageurs peut être décomposée
en 4 branches. Vous trouverez dans le commerce le poisson de surface, le poisson flottant,
le poisson plongeant et le poisson coulant.
Organisés ainsi en fonction de leur densité, le pêcheur
saura dés lors quel leurre utiliser en fonction du poste et de la pronfondeur de prospection.
Le poisson
nageur de surface

Les poissons nageurs de surface sont bien adaptés sur
des zones difficiles à prospecter du fait de la présence d'herbiers ou de
branches immergées. Il est trés efficace pour le Brochet.Lancé à proximité du poste,
il faut le lisser immobile quelques secondes avant de commencer la récupération
à coup de tirées brèves et de lentes tirées plus longues avec des temps de pose.
C'est souvent à ce moment que le roi de nos eaux déclenche sont attaque.
Le pêcheur doit alors maitriser ses réflexes et attendre quelques secondes à peine avant de ferrer.
Le poisson
nageur flottant

Les poissons nageurs flottants sont à utiliser principalement
dans des eaux peu profondes et calmes., pour prospecter des postes mis
en évidence par des branches et des herbiers. Il évolue à de faibles
profondeurs en fonction de sa taille et de sa densité. Ainsi plus ce type de poisson
est grand et lourd, plus sa profondeur de travail sera importante. Des tirées sèches,
canne en l'air, auront pour effet de remonter le leurre en surface avant qu'il ne s'enfonce à nouveau.
Le poisson
nageur plongeant

Le poisson nageur peu plongeant, flotte naturellement
et plonge lors des phases de récupération. La profondeur de pêche peut atteindre les
4 mètres. Les arrêts lors de la récupération feront remonter le poison nageur.
Les poissons nageurs flottants, très plongeants évoluent à des profondeurs plus importantes
encore (6 m).
La taille, la forme et l'angle de la bavette déterminent
la profondeur d'évolution des poissons nageurs. Voilà un leurre quisait imite parfaitement
un poisson en difficulté et nul doute qu'un carnassier situé à proxilmité
viendra examiner ce qui se passe.
Le poisson
nageur coulant

Ce poisson s'utilise essentiellement dans les grandes
profondeurs et donc particulièrement bien adapté pour les lacs ou en mer. Il
plonge naturellement dès que l'on cesse la récupération. de les animer et
ont tendance à remonter quand on reprend l'animation. Outre leurs effets
visuels, ces leurres provoquent aussi les vibrations suceptibles d'attirer les carnassiers. Sur
bon nombre de modèles, des billes placée dans le corps sont d'une réelle efficacité.
Les cuillers
Les cuillers, ondulantes (spoon) ou tournantes (spinner)
sont omniprésentes dans la pêche du carnassier. Pas une boite à pêche ignore ce leurre que
l'on trouve dans certains catalogues des années 1920. Son attrait pour les poissons
est indiscutable.

La cuiller a une palette qui provoque des vibrations
d'amplitudes et de fréquences différentes, sélectives vis à vis du carnassier pêché.
En France, la cuiller tournante est celle la plus employée et de loin. Ailleurs (îles
britanniques, Europe du Nord, continent américain), les pêcheurs de carnassiers
optent plus volontier pour les ondulante.

Qu'il s'agisse d'une cuiller tournante ou d'une ondulante,
la couleur à une indéniable importance. N'oublions pas que le but est de leurrer
le poisson, et que le bon pêcheur tentera de se mettre à sa place. Ainsi lorsque le
brochet se trouve dans une zone peu profonde, un poisson doit lui apparaître clair. En
revanche, dans des eaux plus profondes et chargées, ses proies doivent logiquement
être bien plus sombres.
On peut donc en déduire que par temps clair le choix
d'un leurre argenté est préférable alors que par temps couvert une cuiller aux couleurs
moins vives sera plus efficace.
La taille de la cuiller utilisée doit être proportionnée
au poisson recherché et ce en fonction de la saison. Le carnassier s'interesse à la
nourriture qu'il trouve facilement. En automne, il consomme de grandes quantités d'alevins
très nombreux. A cette période de l'année, les petites cuillers sont alors préférables.
En revanche durant la saison froide, les petits poissons
se sont cachés et seuls leurs ainés vadrouillent encore de temps en temps. Un modèle de cuiller
plus gros sera alors plus efficace.
Maintenant et pour les puristes, si la famille des
carnassiers est une et indivisible, Brochet, Sandre, Perche, Silure et Truite ont chacun
leurs propres habitudes alimentaires et des comportements spécifiques. Ainsi la
cuiller à utiliser sera différente dans ses formes, sa couleur mais aussi et surtout
dans l'animation qu'il conviendra d'utiliser pour séduire l'un ou l'autre. Connaître
les poissons est donc primordiale !
Les mouches
La pêche à la mouche est avant tout et depuis des
lustres destinée à la pêche des Salmonidés. Le développement du loisir-pêche et la passion
de certains pêcheurs pour cette technique font qu'il est maintenant de plus en plus
courant de voir cette pêche pratiquée pour d'autres poissons. Le Brochet, le Black-bass,
le Chevaine mais aussi la Carpe et la Tanche sont l'objet de l'attention croissante des
moucheurs. Si cette pêche se pratique essentiellement en eau douce, la pêche à la mouche du Bar
et du Bonfish compte des partisans de plus en plus nombreux. Basée sur une trés bonne
connaissance du milieu aquatique, la diversité de la pratique de cette pêche explique sans
doute en partie le nombre extraordinaire des imitations disponibles
Nymphe
Les mouches artificielles peuvent être classées en 4
grands groupes
Les nymphes Les mouches
noyées Les mouches
sèches Les streamers
Mouche noyée
Les trois premiers groupes concernent des imitations
d'insectes aquatiques à differents stades de leurs évolutions. Au tout début
est la Nymphe. Il s'agit de l'insecte à l'état de larve. Son évolution se poursuivra dans l'eau en devenant une
émergeante. Les mouches noyées sont des imitations de cette étape (subimago) de vie de l'insecte
qui rejoindra tant bien que mal la surface. Si bon nombre de ces mouches meurent
d'épuisement une fois en surface (spent), d'autres prendront leur envol
et sècheront à l'air libre. C'est de l'observation de ces mouches volantes
que le pêcheur tirera son inspiration pour confectionner ses imitations dites mouches
sèches.
Mouche sèche
Les insectes les plus imités sont les éphémères, les
trichoptères, les plécoptères, les diptères, les hyménoptères. Ces ordres biologiques représentent un grand
nombre d'insectes. Si tous, donnent de bons résultats, les imitations d'insectes
de l'ordre des trichptères sont sans doute celes les plus employées, car représentant
une part importante dans l'alimentation des Salmonidés.
Streamer
Le streamer,
dont le montage est basé sur les mêmes principes que celui des mouches, n'est pa obligatoirement une imitation.
Son objectif premier est de provoquer l'attaque du carnassier, par ses vibrations et ses mouvements
sous l'eau. Pour ce faire, le streamer est de bonne taille et met en oeuvre des fibres longues.
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